Belugueta - Polyphonie Òc-Progressive

Belugueta – Polyphonie Òc-Progressive

Belugueta

Polyphonie Òc-Progressive

Julen Achiary
Lucie Gibaux
Lisà Langlois-Garrigue
Lolita Delmonteil Ayral
Julien Lameiras • voix, percussions

Empruntant les drailles poétiques de Lisa Langlois-Garrigue, Belugueta chante un très vieux temps quand l’humain n’était pas encore victime de son hubris. Un bouquet de voix griffées « pays » sudistes qui tresse sa polyphonie avec les fils d’or de ses timbres. Agnès Varda pensait que si l’on ouvrait les gens l’on trouverait des paysages. Pour cela « Espigots », kaléidoscope de vibrations, climats, parfums, ritualités, est une manière de disséminer le pollen du Vivant (humain, animal, plante, cosmos). À charge à l’auditeur d’accompagner cette transhumance animiste vers des hauteurs qu’on devine consolatrices.

Belugueta - Polyphonie Òc-Progressive
Belugueta - Polyphonie Òc-Progressive © Nahia Garat

Biographies

Julen Achiary

Il grandit au contact des chanteurs souletins qui lui transmettent l’amour du chant et des « basa ahaide ». Le Pays basque lui donne l’amour de la danse, de la musique et du chant, et son chemin sera celui d’une musique d’ouverture, de rencontre et de transmission. Il grandit dans une vie rythmée par fêtes et rencontres et ces années l’ouvrent aussi au « Tout-Monde » cher à Edouard Glissant via l’Afrique, le Congo, la Turquie, l’Anatolie. Musicien aux multiples projets, il chante et joue avec Haratago, Beñat Achiary, Kukai Dantza…

Lisà Langlois-Garrigue

Elle est l’auteure des textes chantés par Belugueta. Issue d’une famille ou « ça chante », autodidacte passionnée des oralités, elle commence par glaner des mélodies au hasard des tablées jusqu’à se construire un solide répertoire de complaintes et de chants à danser de Normandie, du pays « Gallo » (Bretagne) puis du territoire occitan. Elle étudie les musiques traditionnelles au CRR de Toulouse auprès de Xavier Vidal où elle obtient un DEM. Elle collabore depuis avec de nombreux chanteurs autour des musiques populaires. Elle chante et joue dans Bosc, (musique trad actuelle amplifiée autour du répertoire chanté du Massif central) et Bonjour Bourgeons (musique minimaliste de terroir). On la retrouve également au sein de la compagnie Moitié-Mitat où elle chante, raconte et écrit pour le jeune public.

Lucie Gibaux

Instrumentiste et chanteuse, elle entame son parcours au Conservatoire de Rouen. Clarinettiste depuis 15 ans, elle plonge au cœur des musiques traditionnelles balkaniques et en particulier de Bulgarie et de Turquie lors de nombreux stages et de voyages musicaux. Parallèlement, elle développe sa maîtrise du chant auprès de nombreuses chanteuses populaires des Balkans, du Rajasthan, puis du territoire occitan, et affine sa technique vocale auprès de Sandra Campas et Emmanuel Pesnot. Elle est également titulaire du DEM de chant traditionnel obtenu à Toulouse sous la direction de Xavier Vidal.

Lolita Delmonteil Ayral

Elle découvre l’accordéon diatonique à l‘âge de 15 ans et plonge dans l’univers des musiques traditionnelles occitanes. Après s’être formée en harmonie et en technique vocale au CIAM à Bordeaux, elle obtient son DEM de musiques traditionnelles au COMDT de Toulouse, et se professionnalise au sein de diverses formations de bal et de concert (La Forcelle, Cocanha, Laüsa, Otxo). Parallèlement, elle se passionne pour la musique galicienne, et celle du Nordeste du Brésil, où elle faire de nombreux séjours. Elle développe également une pratique pédagogique en donnant de nombreux stages d’accordéon et ateliers vocaux. Elle joue aussi dans le duo Otxo, (spectacle musico-théâtral) et a monté un projet autour de ses compositions en français, inspirées des musiques traditionnelles (Lolita Delmonteil-Basandere).

Julien Lameiras

Originaire du Lot, il commence à jouer de la batterie et des percussions mandingues (Afrique de l’Ouest) à l’âge de 16 ans. Il intègre le CIAM de Bordeaux en batterie de 2006 à 2009 puis il entre au DEM Jazz au conservatoire de Bordeaux.
Parallèlement, il joue et chante dans diverses formations, du jazz à la chanson française, en passant par le funk et les musiques du monde. Son chemin le mène à approfondir le chant (auprès de Michelle Zini, Emmanuel Pesnot et Daïnouri Choque ainsi que les percussions et musiques du Brésil, de l’Ile de la Réunion et de la péninsule ibérique. Il se formera aussi à l’improvisation vocale et au circle song pendant durant plusieurs années auprès de David Eskenazy. Il est aussi batteur au sein du Lolita Delmonteil Trio et du septet de Rémi Geffroy Odysseus.

Belugueta

Polyphonie Òc-Progressive

Coproduction : Tradethik, Le Chantier.
Tradethnik est soutenu par la DRAC Occitanie et la Région Occitanie

Résidence de création au Chantier du 27 au 31 janvier 2025.

Liens & Contacts

Publications similaires

  • Sébastien Bertrand « Traversées Diatoniques »

    « Parfois les chemins forment des courbes, des lignes droites, des croisements. Au détour d’un carrefour, j’ai décidé de revenir seul sur scène pour parler en musique, raconter mes émotions du dedans : oser laisser faire le souffle de mes accordéons, oser laisser dire les notes de mes diatoniques, mes compagnons de route depuis tant d’années. J’ai rencontré, me suis rencontré sur mes terres opposées. J’ai partagé, avant de prendre le temps de rentrer chez moi. Mon sac s’est rempli. Il résonne de toutes ces mélodies, de toutes ces histoires… »

    Sébastien Bertrand

  • .G Cie Montanaro

    En puisant à la source des musiques traditionnelles de Provence et en les détournant, Miquèu Montanaro se confronte à 3 expériences sonores :

    – Celle de Carlo Rizzo, qui a fait du tamburello du sud de l’Italie un instrument universel qui trouve sa place dans la musique contemporaine et le jazz. Leur collaboration dans l’album Alazar avait déjà marqué un temps fort dans l’histoire de la Cie Montanaro.
    – Celle de Catherine Jauniaux, qui a su par sa voix inventer un langage qui touche à la fois les chants populaires et l’abstraction.
    – Celle de Niké Nagy, dont le geste pictural devient musical par l’amplification de ses brosses, ses pinceaux et des 3 toiles qui délimitent l’espace scénique.

    .G sera composé de 7 thèmes musicaux, 7 poèmes écrits qui constitueront une base d’inspiration pour les 4 protagonistes.

    L’architecture rythmique de cette création tissera des correspondances entre les répertoires du galoubet-tambourin et du tamburello, auxquels viendront se frotter des mots détournés, étirés, découpés, chuchotés et criés.

    Il s’agira alors pour le chorégraphe William Petit (Cie Rialto Fabrik Nomade) de souligner les liens entre musique, image et mouvement par son travail de mise en espace.

  • Collectif ARFI & Laurence Bourdin, « À la vie, à la mort »

    « Le triomphe de la mort » exposé au Musée du Prado de Madrid compte parmi les tableaux les plus célébrés au monde. Peint par Pieter Bruegel dit l’ancien en 1562, l’oeuvre est une allégorie sur l’ineluctabilité de la mort représentée tour à tour par des scènes de guerre, les crimes, les suicides, les éxécutions, les fuites inopérantes dans le jeu, la bravoure, l’amour et la religion. Cette résonnance et l’omniprésence de la mort ont naturellement éveillé chez les musiciens de l’ARFI, des envies de musique, des inspirations sonores…

  • Mulattera – Polyphonies paysannes (Italie)

    « L’Italie est une terre aux mille voix, certaines sévères et douloureuses, d’autres extrêmement archaïques : aucune ne correspond à notre idée de la « bella arte » de la chanson.
    La « mulattera » ? Ce chemin de terre et pierres que sillonnaient inlassablement des bêtes de somme chargées de récoltes guidées par les paysans qui colportaient des histoires et des chansons. Dans cette création, la Compagnie Terracanto part sur les traces de l’historien collecteur Alan Lomax et de l’ethnomusicologue Diego Carpitella lesquels, munis d’un énorme magnétophone chargé sur un fourgon, arpentent en 1953-1954 la péninsule italienne afin d’y capturer les chants de tradition orale du monde rural. Fruit d’un long travail de recherche en archives, cette nouvelle création de Terracanto propose un bouquet de titres revisités avec des arrangements et compositions originales, mettant ainsi à l’honneur ces voix du monde paysan que l’Italie de l’époque voulait oublier.

  • Jarava Sextet – Chants des Balkans

    Au croisement de la tradition et de la création, le groupe Jarava a su piéger dans les vents du sirocco et du Levant les rythmes impairs, les polyphonies et les mélodies d’un élan musical soulevé dans les Balkans. Voix grecque et voix bulgare nous font voyager au pays d’Orphée où vivent des peuples aux influences multiples allant de l’Orient à l’Occident. Libre, neuve et surprenante, leur musique se colore des registres vocaux des rives égéennes à celles de la mer Noire accompagnés par des instrumentistes (guitares, bouzouki, percussions, accordéon, violon, oud) qui dialoguent avec brio et fantaisie. Autant de chants bulgares, grecs, macédoniens et tziganes pour veiller autour de nos cultures et de nos différences.

  • Le Bus Rouge

    Le projet du Bus Rouge est singulier : réunir les arts de la rue et les musiques traditionnelles avec la création d’un bal déambulatoire. Le but est d’impliquer le public dans un bal impromptu, dont la contrainte est son rapport à l’esthétique traditionnelle. Un bal « éclaté » géographiquement et « décalé » musicalement, amenant les musiques traditionnelles au cœur de l’« agora » et explorant sereinement leurs interactions avec la modernité.

    Au Chantier, l’objectif de la résidence est de mettre en place un répertoire composé par Etienne Roche, un arrangeur connu pour son attachement au monde traditionnel et son expérience d’arrangeur pour fanfares. Ce nouveau répertoire met en dialogue la tradition occitane, la « couleur Bus Rouge », et les envies d’Etienne Roche afin de créer, sur la base du respect des codes de la danse, un bal novateur et puissamment inspiré, associant le son du Bus Rouge, terrien et patiné, à la pratique acoustique de rue et à la palette généreuse et dynamique d’Etienne Roche.

    Le projet continuera à s’affiner ensuite par une résidence sur le corps, chez Regards et Mouvement à Pontempeyrat (43) fin avril, puis aux Abattoirs de Chalon en mai pour un travail de finalisation en situation extérieure.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Contactez-nous

Suivez-nous

Newsletter

You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again.

© 2025 – Le Chantier
Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles & musiques du monde