Nikolay Oorzhak • chant diphonique, iguyl, guimbarde
Igor Koshkendey • chant diphonique, iguyl
Amir Oorzhak • tambour
Irina Palekhova • guimbarde
Nikolay Oorzhak est l’un des plus réputés chamans de la République de Touva (Fédération de Russie). Chaman des Cieux noirs, guérisseur, il est aussi un maître de tous les styles de chant diphonique (khoomei). Pédagogue, il est également l’auteur d’un système de transmission. Berger, c’est parmi les steppes, avec ses troupeaux, qu’il commença à comprendre les sons gutturaux que lui ont enseigné son père et grand-père. Entré à l’Institut de la culture d’Oulan-Ude avant de devenir directeur du Théâtre national, il a participé à de nombreuses productions s’inspirant de l’héritage traditionnel. Si dans la philosophie chamanique le monde naturel et cosmique est la clef de toutes les interprétations, il en est de même pour le chant touva et les instruments qui le portent (vièle à tête de cheval, tambour à main, igil, khomus…).
Nikolaï Oorzhak est l’un des plus réputés chamans de Touva (Mongolie). Chaman des Cieux noirs, guérisseur, il est aussi un maître de tous les styles de chant diphonique (khoomei). Pédagogue réputé, il est aussi l’auteur d’un système de transmission dit « Oun-Khoun » (Le son du Soleil)
Nicolaï Oorzhak est né en 1949 dans le petit village de Corum à l’Ouest de Touva. Il a travailla pendant plusieurs années comme berger. C’est parmi les steppes, seul avec ses troupeaux, qu’il commença à comprendre les sons gutturaux que lui ont enseigné son père et grand-père. Après son service militaire, il entre à l’Institut de la culture d’Oulan-Ude avant de devenir directeur du Théâtre national participant à de nombreuses productions s’inspirant de l’héritage folklorique. C’est après avoir ressenti des maux de tête et des malaises qu’il fit appel à un guérisseur célèbre et chaman, Tyva Oleg Toyduku, lequel le soigna et lui affirma que sa vocation était de devenir un chaman. C’est ainsi qu’il découvrit que sa famille comportait une lignée de chamans (un statut qui était caché à l’époque soviétique).
Ainsi commença son parcours initiatique. Depuis Nikolaï Oorzhak a organisé des rendez-vous de shamans comme le conclave du village de Khorum-Dag qui réunira treize d’entre eux venus de plusieurs régions du monde, durant neuf jours. Si dans la philosophie chamanique le monde naturel et cosmique est la clef de toutes les interprétations, il en est de même pour le chant touva et les instruments qui le portent (vièle à tête de cheval, tambour à main, igil, khomus…).
Né le 9 mai 1978 dans le village Aryskan de la République de Touva, il a commencé son parcours artistique dès l’école élémentaire. Et est devenu un virtuose de tous les styles de chant diphonique, lauréat de nombreux concours. Il dirige désormais le Centre des cultures traditionnelles de Touva. Il estégalement le leader du groupe Tchirguiltchin avec lequel il a enregistré 4 albums : The Wolf and the kid (1996), Aryskanin tchivarynga (1998, Pays-Bas), Collectible (2004, USA), Pictures of Tuva (2008, USA). Il est aussi le soliste de l’Orchestre National de la République de Touva. Depuis 1997, il enseigne aux enfants la pratique d’instruments traditionnels ainsi que le chant diphonique khomii.
Chamane et musicien, Alexandre est un maître dans la fabrication des tambours. Il crée des instruments de musique depuis plus de 15 ans. Né dans les montagnes de Crimée, dès son enfance il s’est intéressé aux pratiques du chamanisme. Et il a appris auprès de nombreux luthiers l’art de la création d’instruments de musique. Il est réputé pour ses tambours qui produisent des sons profonds. Le tambour sur cadre à membrane unique est le seul instrument commun à tous les peuples sibériens. étant comme le cheval qui porte le chamane dans les cieux ainsi que dans les entrailles de la terre.
La guimbarde fait partie des instruments de musique les plus anciens du monde. Elle est utilisée par les peuples turcophones, mongols, et plus généralement des langues ouralo-altaïques, notamment par les chamans. La guimbarde peut jouer un rôle clef dans la divination ou de purification puisque sa lamelle s’appelle (la langue). Jadis certains forgerons refusaient d’en fabriquer pour une personne néophyte sous prétexte que seul celui qui connaît la langue des esprits peut se servir de cet instrument.
LE SON DU SOLEIL « Un-Hun »
Coproduction : Altan-Art, Le Chantier
Résidence de création au Chantier du 12 au 18 mars 2018
© 2025 – Le Chantier
Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles & musiques du monde