Kyab Yul-Sa - « Résonance d’Exil(s) »

Musique et chant tibétain

 Lobsang CHONZOR : chant, dranyen (luth tibétain), gyumang (tympanon), ling bu (flûte de bambou), piwang (vièle à deux cordes), mandoline
Margaux LIENARD : violon, bouzouki, chant
Julien LAHAYE : zarb ou tombak, daf, dayereh, zang et saringôshti (cymbalettes de doigts)

Dans KYAB YUL-SA, Lobsang Chonzor, musicien d’origine tibétaine, rencontre Margaux Liénard, passionnée des « musiques vivantes » et improvisatrice puisant son inspiration dans les musiques traditionnelles irlandaises et françaises, et Julien Lahaye, rythmicien et percussionniste coloriste inspiré par les musiques du Moyen-Orient et d’Afrique de l’Ouest.

En tibétain, KYAB signifie « exil » ;
YUL-SA signifie « l’endroit », « la terre ».
KYAB YUL-SA ou « la terre de l’exil, des exils »

C’est cette nouvelle terre commune, créée par les artistes eux-mêmes, qui leur permet de réunir leurs « exils musicaux » et d’en faire jaillir un nouveau langage musical et visuel métissé : une résonance de leur exil respectif…

Pour cette première création de 2016, la part belle est faite à de jeunes musiciens qui sont chargés déjà de cultures métisses et qui vont les confronter sans complexe. C’est par cette fusion des langages que la proposition est intéressante, elle entraîne un renouveau des questionnements. Et même si l’origine géographique est importante c’est vers un monde onirique et imaginaire que nous entraine le trio + un. – Miquèu Montanaro

Kyab Yul-Sa - « Résonance d’Exil(s) » © Christian Hanquet
Kyab Yul-Sa - « Résonance d’Exil(s) » © Christian Hanquet

Biographies

Lobsang Chonzor

Lobsang Chonzor, artiste influencé par deux exils culturels. Né de parents tibétains en exil, il est initié aux pratiques culturelles du Tibet : langue, danses, chants et musiques traditionnelles. Il naît et a vécu en Inde, et est donc en contact avec la culture de son pays d’adoption. Lors de ses concerts à l’étranger et depuis son installation en France, son expression musicale s’enrichit d’influences nouvelles. Des contraintes de ses deux exils se dessinent un nouvel enracinement et un langage musical des plus singuliers. Le processus est celui de la synthèse, du métissage, de l’échange et du dialogue qui vient briser les clivages, les frontières.

Margaux Liénard

Margaux Liénard, un exil musical choisi. Margaux Liénard est une artiste de formation classique qui s’est tournée très vite vers les musiques traditionnelles d’Europe Occidentale.
Elle est née en 1988 dans le nord de la France. Issue d’une famille de musiciens, elle commence le violon à l’âge de 6 ans dans l’école de musique de son père à Aulnoye-Aymeries.
Ellle étudiera ensuite au conservatoire de Valenciennes puis au CRR de Lille où elle obtiendra son Diplôme d’Études Musicales à 19ans.
Grâce à des rencontres avec des musiciens tels que Vincent Leutreau ou Christophe Declercq, elle se passionne pour les musiques traditionnelles et s’y consacre pleinement.
En 2008, elle devient formatrice de violon traditionnel à Cric crac compagnie à Villeneuve d’Ascq (59).

Julien Lahaye

Julien Lahaye est un percussionniste inspiré par les musiques d’Orient et d’Afrique de l’Ouest, il aime faire épouser les rythmes, gestes et sons à la parole et à la danse.

« Pendant plus de dix ans je me suis formé au jeu subtil des polyrythmies africaines mandingues auprès des plus grands Maîtres et professeurs du genre, j’ai aujourd’hui le privilège de me produire aux côtés de grands percussionnistes africains tels que Koungbanan Condé, Bolokada Condé ou encore Amadou Koné, lors de concerts ou de Masterclasses.

Par ailleurs séduit par la richesse des musiques du Moyen-Orient j’ai entrepris une démarche de formation au jeu fascinant du Zarb (Tombak) auprès du Maître Madjid Khaladj, ainsi que de l’exploration des sonorités de certains tambours sur cadre : Dayreh, Daf, Tar.

Curieux de vivre de nouvelles expériences artistiques, et soucieux de développer un jeu singulier je collabore avec différents artistes, dans différents registres, tels que les musiques improvisées, l’accompagnement théâtral, chorégraphique, la chanson, ou encore les musiques du monde. »

 

L’exil musical s’est imposé à eux en s’orientant délibérément vers des musiques « d’ailleurs ». A travers ce projet, leurs univers croisent celui de Lobsang, lui-même influencé par un exil imposé (l’Inde), et un exil choisi (la France).

Kyab Yul-Sa - « Résonance d’Exil(s) »

Musique et chant tibétain

Coproduction : Production :
Nangma Productions, Le Chantier, la Chambre d’eau (Le Favril – 59), le 188 (Lille – 59)

Résidence de création au Chantier du 11 au 15 janvier 2016

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