Djamchid Chemirani :zarb
Keyvan Chemirani : zarb, udu, daf
Bijan Chemirani : zarb
Trio familial composé autour du maître de zarb, Djamchid Chemirani, le Trio Chemirani fait connaître au monde entier les possibilités infinies de cette percussion iranienne. De père à fils, de maître à élève, la tradition se perpétue depuis l’enfance dans la famille Chemirani. Les deux frères possèdent rapidement leur art ; chacun s’investit à la fois dans des travaux personnels et des collaborations fructueuses. Puis l’on se retrouve, en famille, les idées se partagent, on confronte les expériences, les innovations …
Djamchid Chemirani fut l’élève de l’illustre Hossein Tehrani, qui a été avec Ostad Saba, à l’origine de la renaissance du zarb (tombak). Chemirani fait partie d’une génération de musiciens qui a eu l’occasion d’accompagner les grands maitres de la traditions comme Ostad Hormozi, Bahari…, ce qui fait de lui un dépositaire de la tradition orale de la musique persane.
Djamchid Chemirani : A travers son œuvre, Djamchid Chemirani a transcendé le zarb de ses frontières persanes et l’a fait découvrir à travers des fusions avec différentes traditions musicales. Installé en France en 1961, il a contribué à former plusieurs générations de joueurs de zarb parmi lesquels Jean-Pierre Drouet, Bruno Caillat, Pablo Cueco et surtout ses deux fils, Keyvan et Bijan Chemirani, avec qui il forme un trio familial pour explorer des univers rythmiques inconnus.
Son ouverture artistique l’a conduit à explorer des terrains musicaux très variés, comme la musique improvisée, la création contemporaine, le théâtre musical (avec Peter Brook) et la musique médiévale (avec René Clemencic). Ses enregistrements avec Ostad Talai font référence dans la discographie de la musique persane.
Keyvan Chemirani : Baigné depuis l’enfance par cette ambiance musicale, il a commencé à jouer du zarb auprès de son père à l’âge de 16 ans. « Mon monde musical est celui de la Méditerranée et de l’Orient : il est étonnant de remarquer que dans leurs incroyables diversités et spécificités, les musiques méditerranéennes et orientales gardent un certain esprit en commun. Le caractère modal de ces musiques ainsi que leurs liens directs avec le chant et la poésie en sont peut-être la principale raison. Mes différentes rencontres musicales (flamenco, musique ottomane, grecque, arabo-andalouse) m’ont permis de mesurer le caractère particulier de chacune de ces traditions, mais aussi des aspects communs parfois très surprenants – on est frappé par l’étrange similitude entre le rythme de la buleria du flamenco et celui du kereshmeh iranien. »
Bijan Chemirani : Benjamin de la famille Chemirani, Bijan est de toutes les aventures du trio familial. Il a appris le zarb auprès de son père Djamchid et de son frère Keyvan. Encouragés par ces derniers, il se produit très jeune en concert, accompagnant des musiciens tels que Ross Daly, Hosseim Oumoumi, Socratis Sinopoulos, Patrick Vaillant, Henri Agnel, Juan Carmona et des chanteuses comme Amina Alaoui, Parissa, Houria Aichi. Il participe également à des concerts de jazz avec Chico Freeman, Albert Mangelsdorff, Percussion Orchestra, Renaud Garcia-Fons… Parallèlement, il apprend le répertoire iranien sur le katmantché auprès de Cyrus Rangbar. En 1999, il compose la musique du documentaire de Pascal Vacelin « Le Pouvoir du FMI » pour ARTE ainsi que des musiques pour le théâtre. A 22 ans il signe, « Gulistan, jardin des roses » chez « l’empreinte digitale » son premier album réalisé entre Athènes et Marseille avec la complicité de Ross Daly. Il a accompagné son frère tout au long du « rythme de la parole » à la Fondation Royaumont.
Salsa Jazz Quintet
Coproduction : Le Chantier
Résidence de création au Chantier du 22 au 27 février 2010
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Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles & musiques du monde