Riccardo Tesi ( Italie)
Bruno le Tron (France)
Markku Lepisto ( Finlande)
Didier Laloy (Belgique)
David Munnely (Irlande)
Cinq accordéons diatoniques…. Un spectacle d’envergure qui retrace le parcours de cet instrument au cours de ces trente dernières années à travers six de ses plus illustres représentants européens. Une affiche impressionnante, unique, pour cette petite boîte et ses quelques boutons.
L’idée de départ de ce projet est née de l’essor qu’a connu cet instrument ces dernières décennies. Certains musiciens européens sont à l’origine de ce regain d’intérêt qui à l’heure actuelle permet à des centaines de musiciens dans tous nos pays de partager leurs musiques, leurs cultures. Beaucoup de nos pays ont des accordéonistes de grand renom. En voici une palette qui a vraiment permis à cet instrument de revenir au devant de la scène.
Les musiciens qui ont été choisis pour le projet l’on été pour ce qu’ils ont apporté à l’instrument, soit au niveau des possibilités sonores, soit au niveau de la créativité artistique, soit au niveau de la brillance de leur jeu.
Bruno fit tout d’abord connaissance avec la musique traditionnelle dans les bals folks et festnoz de de la région parisienne. Entièrement autodidacte, c’est à dix-sept ans qu’il découvre l’accordéon diatonique et en fait son instrument principal. Son répertoire s’étend des musiques du Centre de la France aux danses de Bretagne.
C’est à l’atelier de danses et de musiques traditionnelles de Frépillon, au tout début des années 1980, qu’il fait ses premières armes sur les scènes du Folk, puis au sein du groupe Mandragore. Début du professionnalisme avec Tourne-Cul vers 1985, puis avec la Compagnie du Beau Temps. Il participera à la création des pièces « Au delà de l’eau » et « Le Grand Festin ». Les représentations allient théâtre, chansons et musiques traditionnelles. De ses spectacles naîtront un CD : « Le Grand Festin ». Bruno enregistre parallèlement un CD dont il signe les compositions et arrangements : « Valhermeil » chez Auvidis. Une année auparavant, en 1989, c’est la naissance de Maubuissons qui débute par une tournée sur la côte Est des Etats-Unis et avec qui il continue de jouer actuellement, et dont il signe une grande partie des compositions.
Bruno est titulaire d’un diplôme d’Etat d’aptitude à l’enseignement des musiques traditionnelles et anime de nombreux stages d’accordéon diatonique en France et en Europe. Il joue dans un conte pour enfant intitulé « Le Village des Murmures », et depuis 2001, il participe au groupe Tref : création autour des musiques européennes et compositions pour accordéon diatonique… Il crée en 2005 les groupes « Le Vrai Trio » en compagnie de Jean-François Vrod et Régis Reynaud, et « Bopiano », avec Anne-Lise Foy. Compère depuis de nombreuses années d‘ Eric Montbel, à l’occasion de stages et de bals, d’improvisations débridées, ils décident en 2005 d’enregistrer le CD « TOPANGA » en compagnie de Laurence Charrier à l’harmonium… Accordéon- cornemuse -harmonium : Un trio d’anches pour le moins original… Enfin toujours en compagnie d’Eric Montbel, ils créent le groupe Vertigo. Ce groupe a pour ambition de revisiter les musiques néo-traditionnelles françaises, particulièrement les répertoires composés par Bruno Le Tron et Eric Montbel, mélodies devenues des « standards » de la scène Trad. En donner une lecture actuelle : nouveaux arrangements, nouvelles propositions harmoniques, nouvelles couleurs. Un CD est sorti en 2009 aux éditions Al Sur.
Il débute l’accordéon diatonique à l’âge de 13 ans avec Marianne Uylebroeck et participe ensuite à de nombreux stages avec Bruno LeTron, Marc Perrone et Jean-Pierre Yvert.
Membre fondateur des groupes suivants : S-Tres (compositions d’inspiration traditionnelle), Panta Rhei (Musique traditionnelle européenne), Trio Trad (folk), Tref (Trio d’accordéons), Duotonique (compositions d’inspiration traditionnelle), Carte Blanche (folk, jazz, rock), Garam Massala (musique ethnique hybride), il collabore avec Michel Azaïs (chanson française), Sttellla, Picadilly (reprises instrumentales de chansons françaises), Tradison (musique traditionnelle pour enfants), Dounia, Laurence Bibot et Marka (comédie ‘A Nous Deux’), Gwenaël Micaud, Musique à 9 (Pirly Zurstrassen), Urban Trad, Jean Christophe Renault, Violon populaire en Wallonie (l’ensemble de Luc Pilartz), Wim Claeys, Photis Ionatos (musique grecque), Zahava Zeewald (musique juive), Dany Bayer, Marc et Tania Malempré (création théatrale ‘sac à malice’)…
Ces dernières années, il consacre également une partie de son temps aux spectacles Jeunes Publics : Lili et les escargots (compagnie des Déménageurs), Grouba (compagnie du Théatre Oz), Raphy Paphaël (chanson), Christian Merveille (chanson), Yvette Berger (chanson).
2010 sera l’année du nouvel album de Didier Laloy avec Pascal Chardome, Frédéric Malempré, Kathy Adam et Jean-Marie Pétiniot.
Compositeur, instrumentiste, chercheur, nombreuses sont les facettes de la personnalité artistique de Ricardo Tesi, authentique pionnier de la musique traditionnelle en Italie. Son instrument, l’organetto ou accordéon diatonique, entre en parfaite symbiose avec sa poésie de la mémoire. Ce qui frappe chez Ricardo Tesi, c’est le style immédiatement identifiable, il confère à l’organetto un langage à la fois archaïque et nouveau, élargissant la technique de cet instrument longtemps confiné à l’expression de la tradition. »
Vous l’avez entendu si vous avez déjà écouté les Chieftains, puisqu’il en est l’accordéoniste. Il collabore avec Philip Masure, l’un des guitaristes les plus prisés de la scène celtique et qui a joué dans de nombreux groupes. David Munnelly est originaire de l’ouest de l’Irlande, de Mayo. L’accordéoniste a toujours été inspiré par la musique irlandaise des années 20 à 30. L’énergie de cette musique l’a toujours influencé ainsi que les chansons traditionnelles. Leur musique a un style particulièrement libre et énergique. Des airs irlandais accompagnés d’une petite touche jazzy et de swing.
Tout commence par un enregistrement dans la maison de la famille Lepisto, à Kuortane, en Ostrobothnie du Sud, en 1969. Le tout jeune Markku, âgé de cinq/six ans, fait ses débuts à l’accordéon en reprenant une chanson folk finlandaise. A la fin du disque, on retourne dans cette maison pour y entendre à nouveau Markku Lepisto jouer une de ses compositions (celle qui donne son titre au disque) à l’accordéon, cette fois en 2001. La boucle est bouclée, et le parcours tracé. Entre ces deux thèmes-jalons, Markku Lepisto nous invite dans son univers musical, celui qui l’a formé et celui qu’il a lui-même formé, à l’accordéon diatonique.
Coproduction : Le Chantier
Résidence de création au Chantier du 16 au 21 mai 2010
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Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles & musiques du monde