Simon Bolzinger • piano, chœurs, direction
Arturo Martinez • chants et percussions de Cuba
Patinho Axé • chants et percussions du Brésil
Rocco Sedano • danses et percussions d’Argentine
Rodolfo Muñoz • chants et percussions du Pérou
Olivier Temime • saxophone
Rafael Paseiro • contrebasse
La Compagnie Tambor y Canto propose le mélange du jazz et des traditions de quatre pays : Cuba, Brésil, Pérou et Argentine. Quatre percussionnistes et leurs quatre voix chantent et slamment la tradition, quatre maestros prêts à vous faire partager la richesse des percussions d’Amérique latine : le pandeiro, le cajón, le bombo et les batas ! 
Un métissage osé et explosif, où le piano se fraie un chemin entre zapateo et timbao, la mâchoire d’âne dialogue avec le saxophone, le bombo fait du danzón et la chacarera chante les Orishas. Un plateau exceptionnel et inédit, formé de spécialistes chevronnés des rythmes latino-américains. De quoi embrasser la diversité et l’unité d’un continent tout entier !
L’intégration de ces musiques traditionnelles à un travail d’écriture moderne, et l’enregistrement discographique constituent des événements uniques de par la richesse musicale produite et l’engagement humain exceptionnel. Leur réunion sur une scène est un chant d’unité continentale sud-américaine et caribéenne qui participe à la survie de ces univers musicaux.
Simon Bolzinger est un passionné des musiques traditionnelles, qu’il retranscrit au piano, ou réécrit pour orchestre, dans le respect des traditions et la recherche de l’authenticité.
De formation classique et jazz, il s’intéresse principalement aux cultures d’Amérique du Sud et des Caraïbes.
Directeur artistique de l’Association PICANTE à Marseille, il y organise chaque année les « Rencontres Tambor y Canto » autour des musiques traditionnelles, ainsi que des échanges internationaux qui débouchent sur la production de spectacles et de disques.
De formation classique, c’est par le chant choral qu’il découvre l’Amérique du sud, en s’intégrant aux choeurs universitaires de Caracas, sous la direction d’Alberto Grau et de Maria Guinand. Deux années passées au Venezuela (1989- 90) lui permettent de s’initier à la salsa et aux polyrythmes afro-vénézuéliens. Il obtient la Médaille d’Or de la classe de Jazz du Conservatoire de Marseille, sous la direction de Guy Longnon (1992). À l’issue de ses études d’Ingénieur en Physique et d’un doctorat en Acoustique (1995) sous la direction du compositeur Jean-Claude Risset, il opte pour la carrière de musicien professionnel et entraîne le groupe de salsa ZUMBAO dans quinze années de tournées et la reconnaissance internationale, consacrées par l’ouverture de la Feria de Cali (2006).
Fin connaisseur des musiques traditionnelles vénézuéliennes, il étudie également la tradition cubaine et rencontre la chanteuse Martha Galarraga, avec laquelle il fonde l’ensemble « Galarumba » (2003). Il créé les rencontres annuelles « Tambor y Canto »
autour des musiques traditionnelles, à la Cité de la Musique de Marseille (2005), qui présentent et revisitent les musiques traditionnelles des pays sud-américains : Cuba, Venezuela, Colombie, Brésil, Pérou, Argentine. Il compose et retranscrit également pour son quartet de jazz (avec le saxophoniste Olivier Temime, avec lequel il publie l’album« Cantos Queridos ») et son duo de pianos « A Dos Pianos Vamos » avec la pianiste vénézuélienne Prisca Dávila.
On le retrouve également comme compositeur pour l’ensemble vocal « Voix de Strass » de Strasbourg, ou comme arrangeur et accompagnateur pour la chanson métissée : spectacles « Nougarôtrement » avec Jean-Philippe Trotobas, « Wayaj » avec Elsy Fleriag, « Barbara Jazz » avec Katy Bolide, « Hispano América » avec Choune et Sylvie Paz, « Cabaret Eldorado » avec Gil Aniorte, « Agua » avec Regina Celia, ainsi qu’avec les chanteuses Michèle Fernandez et Corinne Vangysel.
Chanteur et percussionniste cubain, né à La Havane. À Cuba, il dirige la comparsa » Los Componedores de Batea », très connue à Cuba, et devient chanteur soliste du célèbre groupe de rumba « Clave y Guaguanco ».
Lauréat du Latin Grammy Award en 2001 avec l’album « La Rumba soy Yo ».
Co-directeur de la compagnie anglaise de musique latine « La Timbala » et soliste de plusieurs groupes de musique latine, comme Siguaraya » de Juan « El Indio » Diaz et Chano Dominguez. Chanteur de musique de cérémonie de la religion afro cubaine, il enseigne aussi la percussion et le chant traditionnels.
Depuis 2006, il habite et travaille en Allemagne. Il a participé comme musicien et acteur dans la pièce de theatre « El Perro Cubano », une adaptation libre du film de Pedro Almodovar, « Carne Trémula », au theatre de Berlin « Volksbühne » de Frank Castorf.
Originaire du quartier Liberdade, formé au sein du groupe mythique de Salvador ILÊ AIYÊ , il y est devenu un percussionniste et un enseignant d’envergure internationale. En parallèle à son parcours de musicien professionnel, il a développé un travail comme professeur de percussion et éducateur auprès des jeunes défavorisés de son quartier, et a enseigné pendant dix ans au sein de l’école Mae Hilda Jitolu . Il a joué avec les plus grands, de Carlinhos Brown à Björk, en passant par Doudou N’Daye Rose. Installé à Marseille depuis 2005, il fonde l’école Tambores Da Liberdade et donne également tout au long de l’année des stages et des concerts. En 2008, il dirige la percussion de la première création « Tambor y Canto Brésil » à Marseille.
Né à Lima, Pérou. Rodolfo Muñoz s’initie aux percussions afropéruviennes , créoles et latines dans son pays. Il part à la Havana (Cuba) pour y travailler les percussions afro-cubaines , période très riche musicalement et spirituellement. Il y reçoit l’initiation comme « Omo Aña », fils des tambours sacrés bata , de son Maître Javier Campos Martinez. Il est premier assistant musique pour le documentaire musical « Lucumií, el niño rumbero de Cuba » de Tony Gatlif. Son premier album comme compositeur-auteur, interprète et producteur, « Sandunga, Cantan los tambores » est le produit de ses nombreux aller-retours entre le Pérou et Cuba. Installé en France depuis 2001, il participe à différents projets et formations des musiques d’Amérique Latines , musique du monde, jazz , musique électronique , musique contemporaine et cinéma , notamment avec le réalisateur Tony Gatlif pour sa création musicale « Vertige ». A Paris il réalise son second album : RADIOKIJADA « Nuevos Sonidos Afroperuanos », en collaboration avec le producteur et musicien Christophe Müller de « GOTAN Project » . Il complète sa formation musicale à la Bill Evans Jazz Academy de Paris, avec la batterie Jazz, l’harmonie, la composition et l’arrangement . On le retrouve dans de nombreux groupes comme FRAPADINGOS de Minino Garay , CHINCHIVI avec le fréres BALLUMBROSIO, et la Compagnie TAMBOR Y CANTO de Simon Bolzinger.Il est à l’initiative de deux nouvelles formations, le Trio « KIJADA in 3/4 », et le duo BOLANDÒ création percussions et danse, avec Rocco Sedano.
Né d’un père danseur chorégraphe de folklore argentin et d’une mère danseuse classique et pianiste, Georges Rocco Sedano a baigné toute sa vie dans un univers artistique. Il étudie le piano pendant neuf ans au conservatoire de Rennes avec Pierre Froment (élève d’Alfred Cortot) et Eliane Froment. Par la suite son père lui enseigne le malambo (claquettes argentines), les boleadoras (instrument percussif dansé), les percussions argentines ainsi que des techniques de danse jazz et sa mère complète ce travail en lui apprenant les rudiments de danse classique.
Ces danses traditionnelles pércussives sont sa spécialité et il les développera à l’aide de son travail assidu en percussions et batterie.
Il a presenté au Théâtre de l’Orme, à la Peña Abierta à Paris, à « un été à Bourges », au festival « Tambor y Canto » à la Cité de la Musique de Marseille, au Festival Off de Eymet, à « Jazz à l’ouest », à Rennes et au festival de Mondragon.
Il a également travaillé avec : Sylvie Thomas (compagnie “Pies y manos”), la compagnie de Magui et Anibal Pannunzio, le Cirque du Soleil à Valence et en Suisse avec Luis Lopez, la compagnie “Danse au coeur” à Berlin, au festival « Color Tango » à la Reunion, à l’opéra de Hannovre.
A quatorze ans, il étudie la musique avec un professeur particulier, puis avec Philippe Renault au conservatoire de Marseille ou il obtient la médaille d’or de la classe de jazz. Lauréat du concours Jazz Futur 90 parrainé par Dee Dee Bridgewater et prix de soliste au tremplin de la Défense 97, il s’impose au gré des festivals ( Marciac, Calvi, Antibes, Montreux…), jam sessions et rencontres ( Johnny Griffin, Wynton Marsalis, Jon et Michèle Hendricks, Steve Grossman, Daniel Humair, Emmanuel Bex, Laurent de Wilde, les Belmondo, Jean Loup Longnon, Eric Le Lann, etc…), comme un des plus vifs improvisateurs de la scène européenne. Le plus souvent au ténor, il se produit dans les années 2000 entouré de ses « Volunteered Slaves » (clin d’oeil à Roland Kirk) à dimension et personnels variables, sans pour autant renoncer à ses appétits boeufeurs.
S’il ne renie pas le legs coltranien, il s’impose au ténor comme un héritier des souffleurs du hard bop, qu’il prolonge et actualise avec une verve toujours cantabile de hérissements, déchirements et paroxysmes qui doivent autant au Free qu’aux saxes du rythm and blues. – Philippe Carles, dans le « Nouveau Dictionnaire du Jazz ».
Surdoué des quatres cordes, il accompagne les plus grands autour du monde ; d’abord dans les musiques cubaines (Puppy, Bamboleo, Raul Paz, Maraca, Rumba abierta…) mais aussi dans le jazz (Harold Lopez Nussa, Grupo Mezcla, Galarumba, Simon Bolzinger…) et dans les musiques du monde (Mayra Andrade). C’est cette versatilité qui fait de lui l’un des bassistes les plus demandés de la scène parisienne actuelle.
Jazz et sons d'Amérique Latine
Coproduction : Le Chantier
Résidence de création au Chantier du 24 au 28 avril 2017
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Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles & musiques du monde